Une exposition – An exhibition

Chers amis,

Quelques mois après notre retour en France, nous préparons, avec notre sponsor Vinci Concessions, une exposition à Paris pour faire partager notre expérience indienne. Elle sera l’occasion de vous présenter les films, les images, les sons et toutes les impressions que nous avons rapportés d’Inde avec nous. Nous serons très heureux de vous y inviter bientôt. Toutes les informations au sujet de notre projet sont toujours disponibles sur ce site.

En attendant de vous voir à cette occasion, nous vous adressons un enthousiaste salut!

L’équipe The Road

Dear Friends,

Back in France for a few months already, we are preparing, with our sponsor Vinci Concessions, an exhibition in Paris to share with you our indian experience. We are happy to be soon able to present to you the films, the images, the sounds and all kind of feelings we brought back with us from India. All informations you need about our project are still available on this blog.

Looking forward to see you soon!

The Road team

The Road never ends!

Dear friends,

After three months in India, we are back in France continuing our studies. Being back to a parisian daily life is a very strange feeling. All of the images, feelings, emotions and sensation we had on the road are still with us, more powerfull than ever before.

You may or may not know that we were unable to complete our trip back to Paris for the moment. Indian customs and some severe delays made it impossible to complete in three months. But we will be back on the road for Baale Mane, this is a sure thing. India has been wonderful and incredible to us, we are already dreaming of the next step!

We would like to thank you all for your support, your comments and your help to Baale Mane. Thanks to all of you, we could raise about 7000 USD that will be given to Baale Mane. Together with Baale Mane – staff and girls – we will continue to be involved in future projects of this loving home. New ideas are already being discussed!

From India to Paris, with love,

The Road Team



Sur le toit du monde

Depuis le début de ce voyage, ces deux mots nous ont fait frémir d’excitation. L’entrée dans l’Himalaya, toit du monde, les vallées désertes et ensoleillées au fond desquelles serpentent des torrents descendant des glaciers, les sommets enneigés à plus de 6 000m, le camping en haute montagne,…. Mais également beaucoup d’interrogations: les motos tiendront-elles à 3000, 4000, 5000m? Sommes-nous équipés contre le froid? La température descend à -10 degrés la nuit et nous n’avons que nos petits sacs de couchage idéaux pour 11 degrés… quid de la météo? les alpinistes que nous avons croisés à Manali nous assurent que là-haut il fait beau. Pourtant, des perturbations moussoniques semblent s’être  installées dans la vallée…

Notre soif de montagne l’emporte sur tous ces questionnements et après Amritsar, nous décidons de rejoindre Dalhousie, petit village de montagne situé à 2 039m. Entre la plaine et la montagne, les gens sont très différents. Physiquement d’abord, les indiens semblent plus aguerris ici, la fourrure des animaux, singes et chiens en particulier, est bien plus dense. Il y a moins foule. Dans leur comportement, les gens semblent moins agités, également.
De Dalhousie nous avons rejoint, par des petites routes de montagne boueuses, Manali. Manali est la capitale des départs en haute montagne, notamment pour le Ladakh, cette région indienne ouverte depuis peu au tourisme et qui abrite quelques 8 000m. Nous y retrouvons beaucoup d’européens et d’israéliens, venus goûter aux joies du cannabis qui pousse dans la vallée et aux délices d’une vie écartée de tous les soucis de la grande ville.
Nous ne songeons qu’à partir, le plus tôt sera le mieux. Le temps nous est désormais compté car nous devons être à Delhi dans 6 jours. Mais la météo ne semble pas être de cet avis et la pluie nous cloue au sol une journée de plus. Nous en profitons pour réviser entièrement les motos et faire les dernières réparations qui s’imposent. L’itinéraire que nous avons choisi doit suivre la boucle  appelée Hindustan Highway, longeant le Tibet, avec deux cols à 3 500 et 4 500m respectivement.
La météo clémente  du lendemain nous autorise à aborder le premier col, la Rohtang Pass, directement après Manali. 1 500m de dénivelé sur 51 kms. La première partie de la route, goudronnée, se déroule sans histoire. Mais quel ne fut pas noter désarroi en découvrant la route qui monte au col! Cette route est en effet enneigée 9 mois par an et il est impossible de la goudronner. De plus, avec la pluie d’hier, nous nous retrouvons embourbés dans des ornières sur 500 m à plusieurs reprises. Il faut pousser les motos, avancer de 50 m dans une zone un peu moins perturbée, se garer et retourner aider les autres à pied. Nous avons très peur pour les embrayages qui dégagent une odeur de brûlé. Vont-ils tenir le coup? Autrement, ce sera une réparation très risquée, nous le savons tous. Déjà, le pas de vis de l’embrayage de Sam est fichu et il faut réparer avec de l’aluminium trouvé sur une cannette de Kingfischer qui traînait par là.


Finalement, après 6h de montée harassante, nous arrivons en haut du col! Grande victoire! Nous sommes tous très heureux d’avoir vaincu cette route affreuse, de loin la plus difficile depuis le début de ce voyage. Jusqu’au camp du soir où nous nous effondrerons dans nos sacs de couchage, ce ne sera que descente et passage à
 gué de temps à autre. Nous avons rencontré un couple de français à vélo extrêmement sympathique, Eloïse et Aurélien, et avons campé avec eux.
Nous avons poursuivi le lendemain jusqu’à un lac perché à 4 400m où nous avons dormi, sous tente. Malgré les quelques maux de tête dûs à l’altitude, cette nuit restera un de nos plus beaux souvenirs, au milieu d’une vallée complètement déserte sous un ciel étoilé autour d’un feu de camp.

Les contraintes de temps et désormais également d’essence nous ont obligent à faire demi-tour le lendemain vers Manali et à abandonner nos projets de Frontière tibétaine. Nous reviendrons, c’est certain. L’Himalaya restera à tout jamais un lieu magique pour nous trois!

Through the Thar desert (1/2)

Early morning, under a bright sun, we enter Jodhpur, the “City of the Sun”. According to local weather statistics, the sun shines there 352 days a year. This obviously implies water supply problems. These problems has been solved in 1958 by Chief Engineer of Bikaner State, Kanwar Sain, who had the idea of the Indira Gandhi Canal, which is bringing water from the Himalayan through Punjab and Rajasthan, up to the heart of the Thar desert.
Jodhpur modern city is a hectic world, where Continue reading